sur site le 20-11-2003
-La Défense et la Restauration des sols
Brochure :Les grands secteurs de l' Agriculture algérienne
Édité par le Gouvernement Général
Revu et augmenté par les soins de l'office Algérien d'Action Économique et Touristique
OFALAC - 40 rue d'Isly - Alger
anc.Imp.V.Heintz
document adressé par Jean Soler

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------OFALAC: L'érosion du sol par le vent et surtout par les eaux de pluie constitue un danger particulièrement aigu en Algérie, car les précipitations y sont caractérisées par leur soudaineté et souvent par une grande violence.
------En outre, les bassins versants sont souvent dangereusement dénudés par les défrichements ou par des pâturages abusifs ; ce qui accentue encore les effets des eaux de ruissellement dévalant les pentes pour exercer leurs ravages.
------Les premiers efforts entrepris pour s'opposer aux méfaits du ruissellement ont porté sur des mesures préventives. Ce fut l'institution d'une police forestière définitivement fixée par la loi du 2 février 1903. Ces, mesures aboutirent à l'exécution de reboisement dans les bassins versants dégradés considérés comme les plus dangereux. Mais cette solution, qui exige une expropriation préalable des terrains en cause, ne peut être suffisamment généralisée.
------Aussi a-t-on recherché d'autres méthodes bien adaptées aux conditions particulières de l'Algérie et susceptibles d'être étendues à toutes les terres de culture et de parcours. Elles sont basées sur la construction de réseaux de banquettes de restauration des sols échelonnés le long des pentes et destinées à freiner le ruissellement des eaux dès qu'il tend à se manifester, puis à en conserver le contrôle. Chaque élément du réseau intervient pour intercepter les eaux de ruissellement, afin de les amener à s'infiltrer dans le sol, ou pour les discipliner et les canaliser vers un exutoire naturel ou artificiel. Ce réseau de banquettes est complété : par des façons culturales effectuées parallèlement au réseau de restauration, par le maintien de la protection végétale ou par des plantations arbustives d'espèces forestières ou fruitières, compte 'tenu des conditions écologiques locales qui orientent la production vers des exploitations à caractère agricole, arboricole ou forestier.

 

------L'ensemble est achevé par l'aménagement des exutoires naturels et la création, si besoin est, d'exutoires artificiels appelés à recevoir les eaux abondantes que les banquettes peuvent déverser sous les pluies torrentielles. Il est enfin procédé, le cas échéant, à la création des chemins d'accès et de circulation pour les véhicules et machines agricoles.
------Après une première phase d'expérimentation et de mise au point des méthodes, les réalisations ont été entreprises à une cadence croissante. C'est ainsi que les surfaces traitées annuellement passèrent de 860 ha. en 1946, année de mise en œuvre des opérations, à 24.000 ha. en 1952, pour donner actuellement un total de 78.000 ha., surface sur laquelle la protection contre l'érosion est dès à présent assurée. En outre, dix millions d'arbres d'essences forestières et deux millions d'arbres fruitiers ont été plantés.
------OFALAC:Sur le plan de la productivité, l'on estime que pour l'ensemble des superficies ainsi traitées, le revenu brut moyen/hectare est multiplié par deux.
------Pour l'avenir, il importe d'atteindre le plus rapidement possible un objectif de 50.000 ha. par an, afin de réaliser en 25 ans un programme de première urgence estimé à un million d'hectares