Alger, la Cathédrale
LA CATHÉDRALE D'ALGER
(Illustration de Charles Brouty)

LA CATHÉDRALE D'ALGER
(Illustration de Charles Brouty)

Fondée sur l'emplacement de l'ancienne mosquée Ketchaoua, la cathédrale d'Alger fut ouverte au culte dans la nuit de Noël 1832. Ce sanctuaire occupait alors la place du chœur actuel.

La cathédrale fut agrandie par la suite. Les travaux furent d"autant plus laborieux que les pouvoirs publics ne mettaient aucune hâte à les faire

De 1844 à 1860, les services furent célébrée à N.-D. des Victoires où de nombreux objets de valeur furent laissés en souvenir.

Lorsque la nouvelle cathédrale fut inaugurée par Mgr Pavy, qui reçut solennellement l'empereur Napoléon III et l'impératrice Eugénie, l'édifice était loin de correspondre aux projets conçu par l'architecte.

C'est pourquoi - faute de crédits suffisants - la cathédrale d'Alger, qui devait présenter un aspect se rapprochant du byzantin. offre aujourd'hui un aspect curieux.

" En fait de style, lit-on dans " L'Algérie catholique ", on trouve un grand mélange depuis le romano-byzantin jusqu'à l'art musulman moderne de la clef. "

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extraits de l'Echo d'Alger du 14-8-1951 - Transmis par Francis Rambert

mise sur site : mars 2022

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LA CATHÉDRALE D'ALGER

LA CATHÉDRALE D'ALGER
(Illustration de Charles Brouty)

Fondée sur l'emplacement de l'ancienne mosquée Ketchaoua, la cathédrale d'Alger fut ouverte au culte dans la nuit de Noël 1832. Ce sanctuaire occupait alors la place du chœur actuel.
La cathédrale fut agrandie par la suite. Les travaux furent d"autant plus laborieux que les pouvoirs publics ne mettaient aucune hâte à les faire

De 1844 à 1860, les services furent célébrée à N.-D. des Victoires où de nombreux objets de valeur furent laissés en souvenir.

Lorsque la nouvelle cathédrale fut inaugurée par Mgr Pavy, qui reçut solennellement l'empereur Napoléon III et l'impératrice Eugénie, l'édifice était loin de correspondre aux projets conçu par l'architecte.

C'est pourquoi - faute de crédits suffisants - la cathédrale d'Alger, qui devait présenter un aspect se rapprochant du byzantin. offre aujourd'hui un aspect curieux.

" En fait de style, lit-on dans " L'Algérie catholique ", on trouve un grand mélange depuis le romano-byzantin jusqu'à l'art musulman moderne de la clef. "

Ce style n'a cependant rien de fâcheux grâce la l'emploi des colonnes de la mosquée Ketchaoua qui sont d'un bel effet. On remarque également à l'intérieur de la cathédrale, en entrant à droite, la vasque des ablutions utilisée comme fonts baptismaux et derrière laquelle est apposée une plaque de marbre portant une inscription latine en lettres d'or. Elle rappelle que " Geronimo fur déclaré vénérable en 1858 ".

Toujours à droite on peut admirer la chaire, ancien minbar de la mosquée de Ketchaoua, avec ses colonnades torsadées, ses appliques finement ciselées et piquées de pierres colorées.
Sous le dôme, chacun des vitraux, qui se trouvent de chaque côté du chœur figurent les apôtres et ceux qui ornent l'autel secondaire représentent les mystères du Rosaire.

Les quatre colonnes de marbre vert sur lesquelles repose la coupole du chœur. soutenaient autrefois un temple dédié à Jupiter olympien.

C'est Napoléon III qui les fit venir de Cherchell.

Autre détail entre cent , le diadème d'argent repoussé, dont est couronnée la statue de la Vierge, a été rapporté de Sébastopol par M. le chanoine G. Salter.

Sous le chœur, dans une crypte funéraire, sont actuellement inhumés les corps de Mgr Dupuch, premier évêque d'Alger (décédé en 1846) et de Mgr Dussère, deuxième archevêque d'Alger (décédé en 1897).

En examinant les tours de la façade. on constatera. qu'elles sont une réminiscence des minarets de la mosquée de Mohamed en Nasser, à la citadelle du Caire, et des minarets de Kaït-Bey.

Signalons que les broderies en stuc sont l'œuvre des sculpteurs Fulconis et Latour.

Depuis l'arrivée de Mgr Leynaud, de nombreux aménagements ont eu lieu å la cathédrale d'A1ger. Nous citerons celui du nouveau maître-autel qui a conservé de 1'ancien les lignes générales et les sculptures.

Surélevé par rapport d'un gradin supérieur, il comporte un tabernacle qui a été mis en relief afin que l'ensemble de 1'autel soit en parfaite harmonie avec la courbe de la voûte de l'abside. L'artiste a magnifiquement réussi et les mosaïques qui recouvrent l'autel donnent au chef-d'œuvre une autre richesse.

L'anagramme grec du Christ, qui figure sur la porte du tabernacle, s'harmonise avec l'anagramme latin qu'on peut lire sur le panneau central du bas-relief.

On ne pourrait terminer sans parier des grandes orgues que Mgr Leynaud bénit le 20 janvier 1929.

Instrument à deux claviers manuels de 56 notes, il a remplacé celui sur lequel Saint-Saëns assure, le 30 novembre I873. la cérémonie de charité au cours de laquelle Mme la générale Chanzy quêta elle-même pour les pauvres.

N,D.L.R. - A la suite d'une erreur de mise en page, l'article " Cathédrale d'Alger " a été illustré avec un dessin reproduisant St-Charles de l'Agha.