sur site le 13/8/2002
-Alger :Kouba
extrait de " aux échos d'Alger, numéro 21 de mars 88
et numéro 20 de décembre 87 "

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------Nous remercions l'Amicale des Koubéens de nous permettre de vous faire connaître l'histoire de Kouba.
HISTOIRE. -
-------KOUBA tire son nom du " Koubba" qui signifie coupole, dôme. Hadj Pacha, qui exerça l'intérim du commandement de la Régence, avait bâti, en 14545, une mosquée surmontée d'une coupole (Koubba). Cette mosquée était située non loin de l'emplacement de l'église actuelle, et avait été transformée en chapelle lors de la création du grand séminaire. Elle fut démolie, plus tard, lorsqu'on dût procéder à la construction de l'église.
-------L'origine de Kouba se rattache aux premiers mois de la Conquête.
-------Pour couvrir la Capitale, on établit aux environs d'Alger, deux camps retranchés, dont un fut Kouba, l'autre Dély-Ibrahim (1831). Ces deux camps donnaient accès à la Mitidja l'un, par l'oued Kerma; l'autre, par Douéra.
-------On accédait à Kouba, non pas par la partie basse longeant la mer, mais par les sommets, par Mustapha-Supérieur, par l'actuel Ravin de la Femme-Sauvage, pour aboutir au village indigène, appelé aujourd'hui le "Vieux-Kouba ".
Sur l'emplacement de ce village indigène, près du camp retranché, on construisit un nouveau village et on y installa vingt-trois familles allemandes (1832). Ces émigrants étaient au Havre et devaient se rendre en Amérique, et une circonstance fortuite les fit diriger sur Alger.
-------Les travaux préliminaires de ce village furent commencés en 1832. Chaque famille reçut environ quatre hectares de terre, des semences, des outils, des vivres et même de l'argent. Cette tentative n' eut aucun résultat favorable; presque toutes les concessions attribuées furent abandonnées.
-------En 1835, l'Administration combla ces vides en donnant les terres délaissées à des colons français qui avaient déjà fait de la colonisation dans la Mitidja où ils avaient été dépouillés par les indigènes. Ces nouveaux arrivants, trouvant à Kouba la sécurité et un village bien construit, se mirent au travail avec ardeur.
-------Ce furent ces derniers qui plantèrent les premiers cépages de vigne du Roussillonnais. Les résultats furent excellents et ils trouvèrent de nombreux imitateurs.
-------Quelques Français d'origine avaient acheté de vastes concessions. L'un d'eux, homme d'initiative en matière de colonisation, avait loti ses terres et les avait louées, dans de bonnes conditions, à des Mahonnais, gens de vie sobre, accoutumés aux travaux de la terre et durs à la peine.
-------Le succès devait couronner cette tentative. Il y avait à Kouba, en 1844, sur un territoire un peu plus étendu qu'il ne l'est aujourd'hui, une quarantaine de fermes.
-------Kouba fut érigé en commune de plein exercice le 31 décembre 1836.
-------La première école fut créée, au Vieux Kouba, en 1841.
-------En 1848, le général Cavaignac céda à Monseigneur Pavy, deuxième évêque d'Alger, les terrains occupés par une partie du camp, pour y créer son séminaire.
-------En 1851, une maison du village fut aménagée en église; Monseigneur Pavy en fit la bénédiction solennelle le 9 novembre de la même année.
-------En 1890, Monseigneur Lavigerie céda une partie de la propriété du séminaire à la commune de Kouba, pour la construction de nouvelles habitations et c'est sur une partie de ces terrains qu'a été édifiée l'église actuelle qui fut inaugurée le 3 avril 1892.

Description du village
-------Le charmant village de Kouba est placé en avant de l'Atlas dont il est séparé par la riche plaine de la Mitidja, planté sur un des derniers mamelons des collines du Sahel, à127 mètres d'élévation.
-------Il occupe le centre du golfe que ferme, à droite, le Cap Matifou et, à gauche, la ville d'Alger. Par devant, des pentes douces, parsemées de villas et ombragées d'arbres toujours verts, descendent vers le rivage. Au-delà c'est l'immense étendue d'une mer bleue, sillonnée de navires, le ciel profond de l'Afrique, le large cercle d'horizon où ils se confondent dans le même azur, et derrière lequel les yeux et le cœur cherchent le rivage de la Mère-Patrie.
Kouba est certainement un des plus beaux villages du département d'Alger.
-------La vue s'étend sur la merveilleuse baie d'Alger dont le panorama est véritablement admirable, sur la plaine de la Mitidja et sur les montagnes du Tell.
-------Les environs sont charmants ce ne sont que vignobles, cultures maraîchères, jardins particuliers fleuris et embaumés. On peut, par des sentiers couverts et de nombreuses routes, se diriger vers les jolis centres environnants Birmandreis, Birkadem, le Gué de Constantine, Maison-Carrée et Hussein-Dey.
-------La commune de Kouba a une population de 3.986 habitants, dont 1.459 Français, 925 étrangers et 1.602 Indigènes. Sa superficie est de 1.600 hectares.
-------Kouba est desservi par un Service de tramways électriques (C.F.R A.). L'électricité et le gaz y sont distribués pour l'éclairage, la force motrice et. le chauffage. L'importance de Kouba va chaque jour grandissant; de nombreuses villas s'édifient et des quartiers nouveaux surgissent.
-------Le climat y est excellent, dépourvu d'humidité et très recherché, pendant ~a saison chaude, par les Algérois. Kouba peut également rivaliser, pour la saison d'hiver, avec les plus fameuses stations hivernales.
-------En raison des nombreux avantages signalés ci-dessus, Kouba, par sa situation, son panorama, ses abords merveilleux, peut prétendre à devenir un centre climatique et touristique de premier ordre, bien fait pour captiver l'attention et la sympathie tant des Algériens que des nombreux étrangers qui viennent, chaque année, visiter nos régions.
-------Kouba possède des vignobles importants dont les vins sont très réputés. Un commerce important de primeurs y est fait.

E. GAUDET, 1931, Editeur à Alger,
Conseiller Municipal de Kouba.


Un enfant de Kouba fête son jubilé sacerdotal
-------Le 3 février 1987 à Vernerque près de Toulon, l'abbé Claude VALETTE invitait ses paroissiens ainsi que la grande foule de ses amis à participer à la f ète.
-------Entouré de dix prêtres du doyenné, l'abbé Valette nous apparut rayonnant de joie.
-------Aux premiers rangs, plusieurs membres de sa famille, des amis de KOUBA, du Ruisseau, et tous les chrétiens de Vernerque, et des paroisses environnantes. La messe d'action de gr&ce commença et du début à la f in, la cérémonie se déroula dans une ferveur particulière.
-------Après l'évangile, l'abbé Valette remercia tous les fidèles présents et absents, puis nous retraça l'histoire de sa vie né à KOUBA en 1935, il y passa toute sa jeunesse, puis après le séminaire de Notre-Dame d'Afrique il fut ordonné prêtre en 1963. Curé de Constantine de 1973 à 1976, puis d'Hydra 1976-1985. Rentré en France il fut nommé curé de BIagnac puis de Vernerque.
-------Après la messe, un vin d'honneur fut offert à toute l'assistance.
-------Nous, ses amis, l'assurons de toute notre amitié et de notre soutien fraternel.

F. M.