Alger : le port
A MARSEILLE
LE PAOUEBOT «VILLE D'ALGER"
COULE A SON POSTE D'AMARRAGE
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Afrique illustrée du 18-6-1921- Transmis par Francis Rambert

A MARSEILLE
LE PAQUEBOT «VILLE D'ALGER"
COULE A SON POSTE D'AMARRAGE

Dans la nuit du 9 au 10 mai , le paquebot Ville-d'Alger. amarré au môle G. a coulé vers deux heures du matin à la suite d'une voie d'eau. Le mistral assez violent depuis quelques jours l'avait drossé contre le quai et les tôles avaient cédé.

L'arrière disparut sous seize mètres d'eau, tandis que l'avant, couché sur babord, émergeait jusqu'à hauteur de la passerelle.

La Ville-d'Alger semblait vouée aux accidents de ce genre.

En septembre 1909, abordée au large de Planier par "l'Orléanais" des Transports Maritimes à Vapeur, elle avait pu, par ses propres moyens, atteindre Marseille et y débarquer ses passagers. Seul M. Azoulay, secrétaire de M. Cuttoli avait trouvé la mort dans cette circonstance.

*** La qualité médiocre des photos de cette page est celle de la revue. Nous sommes ici en 1921. Amélioration notable plus tard, dans les revues à venir. " Algeria " en particulier.
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Voir cette série d'articles de 1935 :
-
" Ville-d'Alger " va quitter Saint-Nazaire pour effectuer sa première traversée -1935
-
"Ville-d'Alger" entré hier matin pour la première fois dans notre port a repris la mer dans la soirée à destination de Marseille*

Le 12 août courant, le paquebot « Ville-d'Alger » quittera le port de Saint-Nazaire pour effectuer sa première traversée vers l'Algérie. Mis en cale sèche ces jours derniers, il est revenu à quai pour recevoir ses tout derniers aménagements. --

I.e paquebot Ville-d'Alger de la Compagnie Générale Transatlantique, qui vient de couler
à son poste d'amarrage, à la Joliette. Photo Besson.





A MARSEILLE
LE PAOUEBOT «VILLE D'ALGER"
COULE A SON POSTE D'AMARRAGE

Dans la nuit du 9 au 10 mai , le paquebot Ville-d'Alger. amarré au môle G. a coulé vers deux heures du matin à la suite d'une voie d'eau. Le mistral assez violent depuis quelques jours l'avait drossé contre le quai et les tôles avaient cédé.

L'arrière disparut sous seize mètres d'eau, tandis que l'avant, couché sur babord, émergeait jusqu'à hauteur de la passerelle.

La Ville-d'Alger semblait vouée aux accidents de ce genre.

En septembre 1909. abordée au large de Planier par l'Orléanais des Transports Maritimes à Vapeur, elle avait pu, par ses propres moyens, atteindre Marseille et y débarquer ses passagers. Seul M. Azoulay, secrétaire de M. Cuttoli avait trouvé la mort dans cette circonstance.

Le personnel avait été vivement félicité, en particulier celui de la machine, dont le chef était le mécanicien Fournier qui, plus tard, devait trouver bord du Curthere.

La ville -d'Alger circula longtemps sur les lignes reliant la Metropole à l'Afrique du Nord; on en avait commencé la démolition eut 1914. Mais la guerre interrompit ce travail et le vieux paquebot servit de ponton pour les prisonniers de guerre.

On s'accorde à dire, dans les milieux maritimes. que malgré la gravité des avaries subies. la Ville d'Alger aurait pu ne pas couler. Quelques remorqueurs joignant leurs efforts aux secours immédiats qu'apportèrent le bateau-pompe la Jolietter et le service des pompiers auraient évité la perte navire.

Il serait à souhaiter que des remorqueurs fussent de service la nuit.

On ne peut plus songer, désormais, à d'autre opération qu'à celle du renflouage de l'épave et de sa vente à la ferraille.

Le Duc-de-Bragance amarré près de la Ville - d'Alger, courait aussi de très gros risques il sera conduit et amarré dans le vieux port.

La Ville d'Alger avait été construite à Saint-Nazaire. C'est le dernier de la série des paquebots rapides qui desservaient les lignes de l'Afrique du Nord avant la construction des courriers actuels, tels le Timgad. le Duc-d'Aumale, le Charies-Roux.

Dumême type que la Ville-d'Alger. deux vapeurs sont encore en activité : le Maréchaltl-Bugeaud et l'Eugène-Péreire.

Le Général-Chanzy se perdit corps et biens en février 1909 dans les parages des iles Baléares.

Enfin, le dernier, le Duc-de-Bragance. désarmé aussi depuis longtemps. est destiné, ainsi que la 1'Ville -d'Alger. à la démolition.

C'est une silhouette familière aux vieux Algérois qui disparait ainsi. Ce paquebot. assez mauvais marcheur mais stable et confortablement aménagé, était
presque régulièrement attaché à la ligne Marseille - Alger. et on le recherchait pour !a traversée en famille au moment de l'exode estival.

Il disparail après une carrière très remplie.