Le RUISSEAU- Alger :
L'INCENDIE DU RUISSEAU
Le feu continue, mais toute crainte
de nouvel accident est écartée

Nous avons relaté brièvement ce matin l'incendie déclaré l'avant-dernière duit, dans les établissements A. Borgeaud et fils, au Ruisseau et qui, en raison des grandes proportions prises au début, faisait craindre pour tout le quartier.

En effet, l'endroit du sinistre est entouré de très nombreuses maisons habitées par des familles ouvrières qui, apeurées à juste raison, par des morceaux de liège enflammés qui tombaient sur les immeubles. s'etaient empressées d'évacuer et de déménager leurs logements.

Près de 15.000 balles de liège étaient entreposees sous le hangar sinistré et la force du feu était telle, qu'un locataire d'un immeuble de la rue Alfred-de-Musset, située à près de 1.800 mètres du lieu de l'incendie, nous a remis. deux morceaux de liège en feu tombés sur sa terrasse.

Mais, empressons-nous de le dire, nos braves sapeurs pompiers, aussi bien d'Alger, d'Hussein-Dey et de Kouba, aidés par ceux du service de l'aviation militaire et du 45è génie d'Hussein-Dey ont été une fois de plus admirables et, parleur diligence et par les gros efforts fournis en cette circonstanee, sous la conduite de leurs chefs, ont pu évites une vàritable catastrophe.

Et l'incendie combattu de tous côtés par une vingtaine de grosses lances pouvait être maîtrisé vers 4 heures du matin. D'autres hangars et ateliers contenant de nombreux ballots de liège et des machines, les bureaux et dépendances de l'usine Borgeaud, ainsi que les immeubles avoisinants étaient sauvegardés
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(suite dans l'article)

Extrait de l'Echo d'Alger du13-6-1933 - Transmis par Francis Rambert
février 2019

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