Alger : Les transports maritimes
GOUVERNEUR GENERAL GRÉVY
Cie Générale transatlantique : lire
oct.2021
2.- NOUVEAUX PAQUEBOTS / CHANZY et GRÈVY
Afrique du nord illustrée du 14-10-1922 - Transmis par Francis Rambert
oct.2021

Recevant, il y a quelques jours, les journalistes d'Alsace-Lorraine, invités par le Matin à un séjour à Paris, le vice-amiral Besson, président de la Ligue Française Coloniale et Maritime, leur a montré l'effort vraiment méritoire accompli par nos armateurs et souligné l'avancement dans l'ordre mondial de notre flotte commerciale qui, du cinquième rang, est passée au troisième.

Nous avons pu ici, ces jours derniers, avoir une idée de l'intensité de cet effort en contemplant deux paquebots nouveaux, construits pour le compte de l'État, venus, avec un équipage militaire, assurer les communications entre la Métropole et l'Algérie, suspendues par la grève des inscrits. Ils appartiennent à la série des " Gouverneurs " ; ce sont le Grévy et le Chanzy.

Ces deux navires, munis de tous les perfectionnements mécaniques modernes et des plus récentes créations en matière de confortable et de luxe, sont du type Duc-d'Aumale, cette catégorie de navires paraissant être le modèle répondant le mieux aux nécessités du service auquel ils sont destinés. On les prétend susceptibles de faire la traversée en vingt deux heures : ils se contentent de l'effectuer en vingt huit ou trente, ce qui est une moyenne déjà assez satisfaisante qu'il serait désirable, cependant, d'améliorer.

*** La qualité médiocre des photos de cette page est celle de la revue. Nous sommes ici en 1922. Amélioration notable plus tard, dans les revues à venir. " Algeria " en particulier.
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"GOUVERNEUR GENERAL GREVY" Deuxième d’une série de quatre paquebots commandés par le gouvernement français et confiés en gérance à la Transat. Sister-ships : GOUVERNEUR GENERAL CHANZY (1922), GOUVERNEUR GENERAL DE GUEYDON (1922) et GOUVERNEUR GENERAL JONNART (1923). Mis en service sur les lignes d’Afrique du Nord, au départ de Marseille, en octobre 1922. Saisi par les Allemands en décembre 1942 et utilisé comme hôtel flottant. Transféré en janvier 1943 aux forces italiennes. Renommé AVEZZANO sous gérance Lloyd Triestino. Repris à Gênes par les Allemands après l'armistice italien en septembre 1943, transformé en navire-hôpital sous le nom de GÖTTINGEN. Sabordé par les troupes allemandes en retraite à Marseille, le 21 août 1944. Renfloué en avril 1946. Jugé irrécupérable et remorqué à Toulon pour démolition. Read more at wrecksite: https://www.wrecksite.eu/wreck.aspx?217258
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Le gouverneur-général GRÉVY
Le gouverneur-général GRÉVY

NOUVEAUX PAQUEBOTS / CHANZY et GRÈVY

NOUVEAUX PAQUEBOTS

Recevant, il y a quelques jours, les journalistes d'Alsace-Lorraine, invités par le Matin à un séjour à Paris, le vice-amiral Besson, président de la Ligue Française Coloniale et Maritime, leur a montré l'effort vraiment méritoire accompli par nos armateurs et souligné l'avancement dans l'ordre mondial de notre flotte commerciale qui, du cinquième rang, est passée au troisième.

Nous avons pu ici, ces jours derniers, avoir une idée de l'intensité de cet effort en contemplant deux paquebots nouveaux, construits pour le compte de l'État, venus, avec un équipage militaire, assurer les communications entre la Métropole et l'Algérie, suspendues par la grève des inscrits. Ils appartiennent à la série des " Gouverneurs " ; ce sont le Grévy et le Chanzy.

Ces deux navires, munis de tous les perfectionnements mécaniques modernes et des plus récentes créations en matière de confortable et de luxe, sont du type Duc-d'Aumale, cette catégorie de navires paraissant être le modèle répondant le mieux aux nécessités du service auquel ils sont destinés. On les prétend susceptibles de faire la traversée en vingt deux heures : ils se contentent de l'effectuer en vingt huit ou trente, ce qui est une moyenne déjà assez satisfaisante qu'il serait désirable, cependant, d'améliorer.

Leur stabilité est incontestablement plus grande que celle des précédents bâtiments, genre Ville-de-Tunis qui, autrefois, cependant, firent les délices des Algériens. Qui a oublié les charmantes traversées du Duc-de-Bragance, de l'Eugène-Péreire, de la Ville-d'Alger, au temps béni où, s'ils se mettaient en grève, les inscrits ne sabotaient pas les paquebots ?...

Le Grévy et le Chanzy vont être gérés par la Compagnie Générale Transatlantique, dont leurs cheminées ont déjà arboré les couleurs ; nul doute qu'ils n'apportent cet hiver un appoint important aux communications entre la France et l'Algérie ; avec le Charles-Roux, le Timgad, le Lamoricière et le Duc-d'Aumale, ils constitueront une flotte de tout premier plan, grâce à laquelle le tourisme sera grandement favorisé. Soulignons qu'à côté de ces liners de la Transatlantique, la Compagnie de Navigation mixte assurera les communications d'une manière parfaite entre le Sud-Ouest de la France et l'Afrique du Nord avec son superbe Gouverneur-Général-Tirman et, bientôt, le Gouverneur-Général-de-Gueydon, dont l'entrée en service est une question de jours.

Nous voici donc à l'abri de toute objection concernant le danger ou l'inconfort des moyens de communication entre la France et l'Algérie. A nos organismes touristiques d'en profiter et de faire valoir cet avantage, auquel s'en ajoutent d'ailleurs bien d'autres : troubles en Égypte, change en notre faveur, parmi les plus marquants.

Somme toute, la saison prochaine, il sera possible à la G. G. T., si elle le juge convenable, d'assurer nos départs tri-hebdomadaires par ces paquebots perfectionnés, et nous espérons qu'ainsi disparaîtront facilement les préventions qu'aurait pu susciter dans le pays la traversée mouvementée de l'Eugène-Péreire.

Ce désir d'éclairer le public sur les moindres incidents qui pourraient augmenter l'émotion légitime suscitée par des événements regrettables, nous détermine à revenir sur les péripéties qui ont marqué, le mercredi 4 octobre, la sortie du Gouverneur-Général-Grévy, et que, pour je ne sais quelle détestable cause, certains esprits pessimistes se sont plu à dénaturer et à grossir.

On a vu des manœuvres coupables partout : il n'y en a pas eu là, et on se demande, si dans les bruits alarmants propagés comme à plaisir par des personnes absolument incompétentes, il n'y eut pas, à l'égard de l'armement et même du prolétariat français, des menées occultes étrangères contre lesquelles les autorités devraient sévir avec une rigueur exemplaire, tous les sabotages étant également criminels.